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Plus de 100 personnes ont assisté au vernissage de l’exposition “Le bruit silencieux de la mémoire” de Jacqueline Gallicot Madar le 16 mai dernier à la galerie d’Eylau. Un moment d’échanges et de partage. Cette exposition invite à une introspection et à une observation.

L’exposition va durer jusqu’au 16 juillet 2024 au 36 Avenue d’Eylau, 75016 Paris – Galerie d’Eylau

Réservation : 07 85 80 77 34

Jacqueline Gallicot Madar

Jacqueline Gallicot-Madar

Artiste peintre et écrivain

Photo par Mohror

Jacqueline Gallicot-Madar est une artiste française née à Tunis.
Elle arrive enfant à Paris en 1956 où sa famille s’installe.

Cette expérience de l’exil a influencé son travail en tant qu’écrivain et en tant que peintre.

Elle a commencé à peindre au début des années 90. Depuis 2004, ses œuvres ont été exposées dans des expositions internationales importantes, en Israël, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, aux Pays Bas, en Belgique et aux Etats-Unis… Divers prix, récompenses, trophées et awards lui on été remis.

En 2019, ce travail a été inclus dans les Archives des artistes du monde travaillant sur l’Holocauste de Yad Vashem – Institut international pour la mémoire de la Shoah, Jérusalem.​

La plupart de ses œuvres, écrits et peintures, portent la trace de la Shoah. Il n’y a pour elle aucune consolation quant à cette terrible tragédie.

jacqueline gallicot-madar s’engage

Traces de Mémoire sur le sol martelé par le bruit de bottes. Où vas-tu te refugier si on n’veut plus de toi comme on ne veut plus de moi ? Ne me laisse pas tomber ! Résiste ! Marche droit devant toi ! Sans te soucier du
regard de l’autre, de ce qu’il pense et sois là où tu dois être ! Résiste et avance vers ce qui te fait avancer et non reculer, avec la juste mesure de ce pas martelant le pavé
pour qu’on n’oublie rien de ce qui s’est déroulé depuis des siècles et qui se déroule encore aujourd’hui !!! Stop !!!!
Disons stop à la haine et à ce qui la fabrique. Avance avec cette brise soudaine qui brisera tous les obstacles construits par une forteresse de haine. Éloigne t’en et
souris malgré le temps qui passe qui te fait te rappeler qu’on est bien loin d’accéder à ce rêve de paix… Crois en sa réalisation et tu en sortiras indemne de cette tragédie
qui fait de notre monde une salissure alors qu’il est clément de le penser empli d’amour.

Puisse ce jour qui clôt cette semaine de Hanouka faire naître en chacun de nous une parcelle de vrai qui nous ferait dire en agissant que l’absurde folie de s’entre-tuer n’ait aucune prise sur le réel.
Puisse D.ieu conduire nos actes à ne jamais oublier que nous sommes faits pour nous aimer et tendre à autrui une main de soutien et non une main qui assassine.
Puisse… Combien en faut-il pour enfin écouter nos prières qui hantent nos vies pour que la paix se réalise et qu’elle règne dans cette humanité fragilisée par un trop plein de haine.
Et ce ciel au-dessus de nos yeux qu’il entende ma complainte et celle de nous tous.
Qu’il se révèle en myriades d’étoiles défiant tout abus de malveillance. Que celle-ci s’éloigne bien loin de nous et qu’il règne une étreinte d’amour indestructible et éternelle.
Puisse ce jour qui clôt cette semaine de Hanouka faire naître en chacun de nous une parcelle de vrai qui nous ferait dire en agissant que l’absurde folie de s’entre-tuer n’ait aucune prise sur le réel.
Puisse D.ieu conduire nos actes à ne jamais oublier que nous sommes faits pour nous aimer et tendre à autrui une main de soutien et non une main qui assassine.
Puisse… Combien en faut-il pour enfin écouter nos prières qui hantent nos vies pour que la paix se réalise et qu’elle règne dans cette humanité fragilisée par un trop plein de haine.
Et ce ciel au-dessus de nos yeux qu’il entende ma complainte et celle de nous tous.
Qu’il se révèle en myriades d’étoiles défiant tout abus de malveillance. Que celle-ci s’éloigne bien loin de nous et qu’il règne une étreinte d’amour indestructible et éternelle.

Merci à la Culture d’avoir défilé avec la banderole blanche. Il est vrai le rouge aurait été indécent ! N’y a-t-il pas eu dans leurs mains trop de sang… Et puis le blanc c’est une virginité d’accueil ! Vous l’avez sûrement eu après cette journée du 7 octobre. Quoique à vrai dire, il faut savoir mériter d’atteindre la Vérité et ma foi, il vous faut encore faire chemin. Bien bien loin vous l’êtes pour pouvoir l’atteindre cette vérité. Il vous faudrait cette haute bienveillance, c’est sûr qu’il est difficile de conquérir et d’acquérir et de plus cette haute bienveillance n’appartient qu’à ceux qui se trouvent du bon côté. Et j’aime me laisser aller à penser qu’encore une fois pardonnez-moi de vous le dire, vous étiez encore du mauvais côté.

Vous êtes les assassins d’une conscience lucide et responsable ! Quel dommage ! Vous avez loupé le coche !!! Entendez ce qui s’entend :
Pluie de roquettes dans le ciel ! Ne nous abattez pas ! Nous avons le drapeau blanc !

Vous n’aurez pas mon désespoir, ma détresse ! Je les logerai bien au fond de moi. Non plutôt je vous les adresse avec une révérence que je qualifierai d’un adieu définitif pour les espérances fondées sur les droits de l’homme. Je marche mon étoile sur la poitrine comme je l’ai toujours portée le jour où je compris que ce devait être mon bouclier face à l’horreur et à l’ignominie. Je ne la retirerai pas mais en revanche je ne pactiserai plus avec ce qui engendra ce massacre et qui en sera solidaire.  

Ne vous approchez pas ! Restez à distance. Moi qui suis une effrénée de paix. Elle m’a oubliée comme je vous oublie à jamais depuis ce 7 octobre. Voyez-vous je retrouve une force après cette sensation d’avoir été à bout de force puisque depuis tant et tant d’années je pressentais malheureusement cet innommable qui s’inscrit autant dans mes écrits que dans mes toiles. Mais c’est sûr, cela ne devait jamais se reproduire n’est-ce pas… Cela semblait être un travail de Mémoire pour qu’on n’oublie pas la Shoah… Eh bien si le ciel nous oublie parfois et si nous l’oublions sans le vouloir par la force des choses il saura reconstruire la trace qui aura fait naitre notre abandon. Il saura puisque je le recherche en ce moment… 

Vous que je ne puis nommer ! Vous ! Sombres personnages ! Vous ne marquerez pas l’histoire par les abjectes positions que vous avez prises ! Vous êtes l’essence même du néant. Ne m’approchez pas je risquerai de vous pulvériser de cette main ô combien si bienveillante, si éloignée de la haine et si rapprochée de cette humanité que je ne reconnais plus naître en ce monde.  

Jacqueline Gallicot-Madar 

Le matin du 25 octobre 2023  

A Paris

Que la paix et la joie triomphent sur ce qui se passe aujourd’hui. Que l’humanité épouse le bien et s’éloigne du mieux qu’elle puisse du mal qui l’envahit petit à petit sans qu’on y prenne garde. Que les cœurs s’emplissent d’une bonté envers le déshérité, le mal-aimé et essayons d’agir pour le bien de cette belle Humanité qui a aussi réalisé tant de belles choses

 

Que l’année 2024 nous apaise profondément en retirant de nos cœurs des sanglots de détresse mais en y mettant l’espérance d’un matin nouveau qui s’ouvre vers la lumière.

“Je suis passée de l’écriture à la peinture sans jamais rompre avec l’écrit.
Toujours en quête de comprendre le pourquoi des choses. La trace de la mémoire qui voyage dans le temps pour échapper à ce qui meurtrît.”

Oeuvres

Le paysage de ma mémoire s’étoffe d’incertitudes.

Il recueille l’empreinte de l’attente.

Souvent dépouillée face à elle-même, elle a toujours eu la patience, la retenue des pauvres, de certains pauvres, ceux dont les actes seront jugés par le divin, c’est du moins ce qu’ils pensent.

C’est sur ces arbres grandissant à l’ombre de la clarté que mon regard se pose aujourd’hui. Jouisseurs du privilège d’être rapproché de D.ieu, votre place loin du ténébreux sera libre.

Tissant point par point votre échelle vous menant à Lui, nul ne vous en détachera.

Et, si un jour, un triste jour, il vous aura pris le désir de lui laisser l’ombre qu’il vous a donnée, il saura pardonner, il saura reconstruire la trace qui aura fait naître votre abandon…

Les Enfants cachés dans les arbres, 2014
195 x 130 cm, huile sur toile

Ne m’approchez pas

Je n’ai rien fait

Supplication sans limite

Mais cependant sans pouvoir dire

Visage offert à celui qui hésite à…

Chut ! Silence…

Sans mot, sans mot vous dis-je…

Rien ne peut cautionner

Si vous touchez ce visage…

Petites mains tendues vers

Ce qui abuse

Écran face à celui

Qui voudrait ne pas respecter

Trahison soudaine

Éloignez-vous de ce visage

Comme de ce qui lui fait peur

Sans Titre, 2003
112 x 85 cm, Huile et fusain

Prostré comme peut l’être celui

Qui comprend qu’il est déjà

Trop tard pour marcher à reculons

Trop tard pour signifier l’après

Lignes verticales sur le vêtement lourd

Barrière, grillage

Espace entrouvert

A la mémoire de l’enfant qui,

Par crainte de mourir

Se tait dans l’horreur du silence

Sans Titre, 2003
76 x 102 cm, Huile et fusain

Ecrire , vivre, sentir, mourir, se fondre
Dans la douleur de l’autre
Dans l’autre…
Renaissance de celui
Ou de celle qui n’est plus
Mare de sang dans laquelle l’âme
Voyage, s’interroge, se demande,
Rougit de honte pour celui qui
Sans le moindre égard l’a maintenue
Dans le sang
Souvenons-nous, souvenons-nous encore
Jour après jour
De vous
De vous dans la douleur d’avoir tant perdu
Cependant, il subsiste en vous
Votre regard sur nous
Là, le monde ne peut le détourner
Empreinte indélébile sur celui
Qui veut taire votre détresse vous Tutsi
Ces simples mots
A vous Tutsi nos égards
A genoux, vers vous
Pardon !

Sans Titre, 1997
116,5 x 97 cm, Huile sur toile

La Dame en Bleu vieillie blanchie par la morsure du temps

Rébellion permanente figée

Pouce ! Je tombe sur le marbre froid à cabochons discrets

Pouce ! Je craque la toile de mes rides entrelacées

De mes veines transparentes

Sans Titre, 1990
73 x 60 cm, Huile sur toile

L’enfant, à l’étoile à peine estompée

Arrache le regard qui se voudrait se détourner

Pour dire la vérité, sa vérité

Source de lumière, similaire à la neige des cimes…

Là…

Tragédie insoutenable se déroulant

Sous le regard de l’homme sur lui-même

Sans titre, 2000
149×109 cm, Huile sur toile

Vont-ils le piétiner

Vont-ils lui dire

Que sait-il

Que dire

Anéanti en lui-même

Recueilli dans la trace

De ne pas oublier

Il prie

Sans Titre, 2003
76 x 102 cm, Huile et fusain

La Nuit de Cristal

« En 1938 le pogrom a gagné tout le territoire, jusqu’aux plus petites bourgades. Tout le monde en a été témoin. En Allemagne, en Autriche ou dans les Sudètes, il était impossible de ne pas y avoir assisté. Mais la réaction qui prédomine, c’est la passivité. » (Christophe Tarricone, co-auteur avec Tal Bruttmann « Les 100 mots de la Shoah ») En ce 9 novembre 2023, cette passivité n’est-elle pas toujours et encore à l’ordre du jour…

Seule la trace de la Mémoire navigue sur les flots de l’Espérance, 2015 

180 x 230 cm (en 4 panneaux) 

Huile et fusain sur toile

Les oeuvres de Jacqueline Gallicot-Madar sont reconnues sur le plan international et ont été exposées dans les plus grands musées et galeries.

Les distinctions de l’artiste

Témoignages

 

Ce visage me replonge dans les moments les plus tristes de mon enfance pendant WWII attendant le retour de Buchenwald qui ne reviendra jamais.

Hervé
Grand Palais
25 mai 2014

 

Entre ciel et terre, le souffle aérien rime comme une chanson qui nous ramène à la Vie et L’espoir entre Terre et Ciel.
Merci infiniment.

Patrick Lachaud

 

 

Jacqueline,

I wish you all the best and that other dreams of you will become true. 

I wish that someday it will be more happiness to all children in the world…

Doron Shofan

 

 

L’oeuvre de Jacqueline est le reflet de nos mémoires collectives qui à jamais doivent trouver un vecteur de transmission. Plus qu’une artiste, une visionnaire, un témoin du monde, un univers… Je suis et serai ému par le message poignant de ses oeuvres.

Matheo Benoit

 

 

Une grande émotion en voyant votre travail, de la tristesse, mais aussi un sentiment que la vie est plus forte que la mort finalement. Votre travail m’a aussi fait penser à l’ouvrage de Primo Lévi « Si c’était un homme » où l’auteur décrit une scène proche de votre tableau.

Un grand bravo pour la qualité de votre travail et merci de faire durer la mémoire… aussi triste soit-elle… car bien nécessaire.

Samantha Salloum

 

 

Bouleversant…

Où trouver les mots pour exprimer ce que vous me faîtes revivre ? Merci pour ce re-vécu libérateur, peut-être ?

Hélène Stone Laor
Jérusalem – 20 janvier 2005

 

 

La force émotive est un magnifique don aux autres…

Merci.

 

 

Rester quelques minutes devant cette oeuvre sans rien dire…. plusieurs choses à découvrir.

Merci

 

 

Ce sont des toiles, qui existent maintenant par elles-mêmes. Elles sont lointaines mais elles sont vivantes !

Alex Rock

 

 

Hi Jacqueline,

It was wonderful to have your exhibition here at the Jerusalem Theatre. Thousands of people saw and enjoyed your works. I think and feel that your art is very exciting. Thank you and good luck !

Shlomit
P.R – Jerusalem Theatre

 

 

My Dear Jacqueline,

I think that I will never forget the eyes of the children you paint. The people of Jerusalem, coming to visit the Theatre, were gifted with the pleasure of your exhibition.

Thank you for bringing your soul at us.

Thank you for bringing your art to us.

Noga Curator – Jerusalem Theatre for the Performing Arts

 

 

 

You are the best !

I didn’t saw anything, once I saw your pictures… You are really good.

Anamaria

 

 

Bravo. C’est toujours avec beaucoup d’émotion que nous retrouvons ces oeuvres pleines d’une criante vérité.

Katia et Paul Silvera

 

 

Encore et encore bravo pour la beauté de cette âme sensible qui regarde le monde d’hier et d’aujourd’hui.

Brigitte

 

 

Texturisant et parlant, voici l’oeuvre de Jacqueline Gallicot-Madar. Profondeur, douceur, les âmes sont mises à nues.

Brice Mearchi

 

 

Artiste de la mémoire et du cœur, Jacqueline nous touche comme toujours avec cette fresque forte où l’humain est au centre.

L’œuvre noble et belle  de l’artiste à toute sa place dans ce salon dédié aux artistes modernes car le message de Jacqueline Gallicot-Madar est universel et intemporel: même la barbarie nazie n’arrivera pas à effacer le regard des ces juifs partis pour rien, trop tôt. L’humanité, c’est eux!

Fabienne Lissak, Journaliste I24NEWS 

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